Ce qui est obligatoire, recommandé, ou conditionné par le mode de vie
En France, un chiot ne suit pas un calendrier unique figé. Le protocole dépend de son âge, de son environnement, de ses contacts et des risques locaux. Le vétérinaire reste le bon interlocuteur pour fixer le rythme exact.
Le seul vaccin obligatoire est celui contre la rage, mais seulement dans certains cas : chien de catégorie 1 ou 2, voyage à l’étranger, ou séjour en pension canine, camping ou centre canin.
Les autres vaccins sont fortement recommandés pour limiter le risque de maladies graves, parfois mortelles. Pour un aperçu global des étapes, vous pouvez aussi consulter notre calendrier de gestation et, pour suivre l’âge du jeune animal dans la durée, notre page sur l’âge du chien en années humaines.

Le calendrier de vaccination mois par mois
De 6 à 8 semaines
La primovaccination démarre le plus souvent à cet âge. Le vétérinaire peut injecter un vaccin de type CHPPiL, qui vise plusieurs maladies : maladie de Carré, hépatite de Rubarth, parvovirose, parainfluenza et leptospirose.
Dans certains contextes à risque, une première injection peut être proposée dès 4 semaines. Ce cas relève d’un environnement très exposé et ne se décide pas au hasard.
Vers 12 semaines
Une deuxième injection de CHPPiL est généralement prévue. C’est aussi, selon la situation, le moment d’un premier vaccin contre la rage, la leptospirose ou la maladie de Lyme.
À cet âge, la protection transmise par la mère baisse nettement. Le rappel prend alors toute son importance.
Vers 16 semaines
Certains chiots reçoivent une troisième injection de CHPPi. Le vétérinaire peut aussi prévoir des rappels pour la rage, la leptospirose ou la maladie de Lyme si le protocole s’étale sur trois injections.
À 6 mois
Selon la zone et le mode de vie, d’autres vaccins peuvent être proposés, notamment contre la leishmaniose. Cette option pèse davantage pour les chiens vivant dans le pourtour méditerranéen ou y séjournant régulièrement.
Une visite de jeune adulte peut aussi être utile à ce stade pour faire le point sur la suite du protocole.
À 1 an ou 15 mois
Un rappel annuel complet est souvent prévu pour maintenir la protection. Il concerne les vaccins de base et, si besoin, la rage.
Vaccins liés au mode de vie
| Vaccin | Quand il peut être proposé | Pour quel profil |
|---|---|---|
| Toux du chenil | Selon le besoin | Collectivité, pension, éducation canine, expositions |
| Piroplasmose | Dès 6 mois, avec rappel un mois plus tard | Chiens exposés aux tiques |
| Leishmaniose | Dès 6 mois | Zones à risque, surtout pourtour méditerranéen |
La calendrier vaccinal du chiot publié par un acteur vétérinaire rappelle bien cette logique : un socle commun, puis des compléments selon l’exposition réelle du chien.
Vermifugation : un rythme serré au début
La vermifugation commence très tôt, car un chiot peut être contaminé avant même la naissance, ou via le lait maternel. Les vers ronds, comme les ascaris, ne sont pas une hypothèse théorique chez le jeune animal.
Avant le sevrage
Dès l’âge de 2 semaines, le chiot est vermifugé toutes les deux semaines jusqu’à 2 mois. La mère doit aussi être traitée, idéalement deux semaines avant la mise bas, puis en même temps que ses chiots.
Après le sevrage
De 2 mois à 6 mois, la fréquence passe à un traitement par mois.
À partir de 6 mois
Le rythme dépend du mode de vie :
- tous les 3 mois pour un chien qui sort souvent, côtoie d’autres animaux ou vit avec des enfants en bas âge ;
- tous les 6 mois pour un chien d’intérieur.
Le vermifuge élimine les vers présents, mais ne protège pas durablement contre une nouvelle infestation. C’est la raison du suivi régulier.
Les antiparasitaires externes : puces et tiques
La protection contre les puces et les tiques se pense à part. Elle suit, le plus souvent, un rythme mensuel. Le produit choisi dépend de l’âge et du poids du chiot, ainsi que du type de présentation retenu : pipette, collier ou comprimé.
Si votre chiot vit dans un environnement exposé, le sujet ne doit pas être repoussé. Une infestation par les puces impose de traiter tous les animaux du foyer et l’environnement.
Pour comparer des solutions destinées au jeune chien, vous pouvez regarder nos pipettes antiparasitaires pour chiot et petit chien ou nos pipettes préventives antiparasitaires.
Repère simple pour ne rien rater
- 2 semaines : début de la vermifugation si le chiot n’est pas encore sevré.
- 6 à 8 semaines : première vaccination.
- 12 semaines : deuxième injection et, selon le cas, vaccins complémentaires.
- 16 semaines : troisième injection si le vétérinaire choisit ce schéma.
- Jusqu’à 6 mois : vermifugation mensuelle.
- À 6 mois : point sur les vaccins complémentaires et, selon le profil, baisse ou maintien du rythme antiparasitaire.
- À 1 an ou 15 mois : rappel annuel.
Le bon calendrier n’est pas celui du voisin, mais celui qui colle au risque réel de votre chiot. Un animal de maison, un chien de pension, un futur voyageur ou un jeune chien vivant en zone à tiques ne suivent pas la même logique sanitaire. Le vétérinaire traitant fixe le protocole, l’adapte si besoin, et tranche sur les vaccins complémentaires comme sur le rythme de vermifugation.
Pour le cadre de référence sur les parasites internes chez le jeune chien, la recommandation d’ESCCAP sur le vermifuge du chiot confirme ce départ très précoce.